Webinaire Hally x Whispli : externaliser la première écoute pour sécuriser la réception des signalements
Jeudi 26 mars, nous avons réuni des universités publiques, des écoles privées, quelques collectivités et entreprises autour d’un sujet clé : comment sécuriser la première écoute des signalements de violences et harcèlements ?
Retrouvez les points de nos échanges, et le replay complet de la présentation dans cet article.
Pourquoi ce webinaire ?
Les violences et harcèlements sexistes et sexuels (VHSS) existent dans toutes les organisations. Dans l’enseignement supérieur, comme en entreprise ou dans la fonction publique, la question n’est plus « est-ce que ça arrive ? » mais « comment on y répond ? »
Et c’est là que le bât blesse souvent.
Parce que la première écoute, celle qui détermine tout le reste, est rarement pensée comme un métier. Elle est assurée par des équipes internes, parfois formées, souvent surchargées, et qui doivent jongler entre bienveillance, cadre juridique, et pression institutionnelle.
Résultat : des traitements hétérogènes, des suivis qui s’effilochent, et parfois une victimisation secondaire pour la personne qui signale.
C’est pour répondre à ce constat que nous avons noué un partenariat entre Whispli (plateforme de signalement sécurisée) et Hally (cellule d’écoute externalisée).
L’objectif : proposer une solution intégrée, du signalement au suivi, qui protège à la fois les personnes et les institutions.
Ce que nous avons abordé
1. La plateforme Whispli : plus qu’un simple formulaire
Diane-Laure Delehedde, Head of Product chez Whispli, nous a présenté une plateforme pensée pour sécuriser l’ensemble du parcours de signalement.
Ce qu’elle permet :
- des canaux multiples et cryptés (formulaire, mobile, IA vocale, email)
- un anonymat possible, pour celles et ceux qui en ont besoin
- un case management intelligent : tri assisté par IA, pistes d’audit, tableaux de bord, traductions automatiques…
L’idée ? Ne pas bricoler un outil maison, mais s’appuyer sur une solution éprouvée, déjà utilisée par des organisations du monde entier, et qui inspire confiance.
Pourquoi c’est important : la confiance est le premier ingrédient d’un dispositif efficace. Si les personnes qui pourraient signaler n’ont pas confiance dans l’outil ou dans le processus, elles ne parleront pas.
2. Hally : une cellule d’écoute externalisée, professionnelle et impartiale
Lucile Dupuy Rober, Directrice des Opérations chez Hally, a détaillé ce que nous apportons concrètement.
Ce qu’on fait :
- une première écoute réalisée par des professionnelles formées aux VHSS et à la posture d’accueil
- une grille d’analyse structurée (quoi, où, quand, qui, impacts, besoins)
- des recommandations claires pour les référent·es internes, avec une une première lecture juridique, pour orienter l’ouverture ou non d’une enquête interne
- un dossier transmis pour que les équipes internes puissent reprendre le cas sans avoir à tout reconstruire
Ce qu’on ne fait pas : nous ne sommes pas une ligne d’écoute psychologique et juridique, nous ne sommes pas des enquêtrices et nous ne décidons pas à la place des équipes internes.
Notre rôle : décharger émotionnellement et opérationnellement les équipes, tout en garantissant une écoute impartiale et de qualité.
3. La force de l’intégration : un workflow commun
L’un des points forts de notre solution, c’est l’articulation entre la plateforme et la cellule d’écoute.
Comment ça se passe concrètement ?
- Un signalement arrive via Whispli (anonyme ou non)
- Il est transmis à Hally si le périmètre défini avec la structure est activé
- Hally réalise l’entretien d’écoute (dans la semaine suivant le signalement)
- La grille d’analyse est partagée avec les référent·es internes via la plateforme
- Les référent·es décident de la suite (enquête, mesures de protection, etc.)
Ce que ça permet :
- Harmonisation : tous les signalements suivent le même processus
- Traçabilité : chaque étape est documentée, sécurisée
- Confidentialité : les équipes internes n’ont accès qu’aux informations nécessaires
- Pilotage : des tableaux de bord permettent d’avoir une vue d’ensemble sans exposer les données individuelles
4. Une démo croisée pour illustrer
Nous avons pris un cas concret, le signalement d’une étudiante concernant un professeur, pour montrer comment l’outil et la cellule d’écoute fonctionnent ensemble.
Les étapes de la démo :
- création du signalement via un formulaire adapté
- transmission à Hally
- entretien d’écoute (avec la grille Hally)
- partage des informations aux référent·es internes
- suivi et traitement du cas
L’objectif : montrer que ce n’est pas une « boîte noire », mais un processus clair, documenté, et qui repose sur des outils éprouvés.
Ce qu’on retient des échanges
Les participant·es ont posé des questions très concrètes, notamment sur :
- les critères de transmission des cas à Hally (définis avec la structure en amont)
- le traitement des signalements anonymes (possibilité de suivre un dossier sans révéler son identité)
- l’articulation avec les instances internes (CSE, direction, etc.)
- les garanties d’impartialité (une équipe externe, formée, dédiée)
Autant de signes que le sujet est mûr, et que les organisations sont prêtes à passer à une logique de professionnalisation et de sécurisation de la première écoute.
Et maintenant ?
Vous n’avez pas pu participer au webinaire ?
Pas de souci, nous avons préparé un replay que vous pouvez retrouver ci-dessous.
Vous souhaitez aller plus loin ?
Nous proposons des sessions d’information personnalisées pour celles et ceux qui veulent voir comment la solution Whispli x Hally peut s’adapter à leur contexte.
Contactez-nous :
- Lucile Dupuy Rober – lucile@wearehally.fr
